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(Un nouveau métier : "animateur (animatrice) de communauté")
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Il est clair que le métier et le statut des bibliothécaires a évolué rapidement depuis le début du siècle. Dans la relation à l'usager, trois phases peuvent être dégagées : jusqu'au milieu du XXème siècle, le bibliothécaire et l'usager se trouvaient dans une relation pédagogique, le bibliothécaire exerçait une certaine censure sur les choix des usagers. Puis lorsque, dans les années 50-60, le libre-accès s'est imposé dans les bibliothèques, cette relation a changé de nature. L'usager, libre de ses choix, devient vite un client. La bibliothèque a besoin de lui plaire pour survivre. La relation pédagogique devient une relation quasi-commerciale, où les goûts et les besoins du client font l'objet de statistiques et deviennent un critère central pour l'acquisition des ouvrages. Enfin, les technologies dites "2.0" entraînent un troisième changement important dans cette relation: de client, de consommateur, l'usager devient collaborateur, dans le sens où la possibilité lui est donnée de participer à la gestion des ressources qui sont mises à sa disposition.
 
Il est clair que le métier et le statut des bibliothécaires a évolué rapidement depuis le début du siècle. Dans la relation à l'usager, trois phases peuvent être dégagées : jusqu'au milieu du XXème siècle, le bibliothécaire et l'usager se trouvaient dans une relation pédagogique, le bibliothécaire exerçait une certaine censure sur les choix des usagers. Puis lorsque, dans les années 50-60, le libre-accès s'est imposé dans les bibliothèques, cette relation a changé de nature. L'usager, libre de ses choix, devient vite un client. La bibliothèque a besoin de lui plaire pour survivre. La relation pédagogique devient une relation quasi-commerciale, où les goûts et les besoins du client font l'objet de statistiques et deviennent un critère central pour l'acquisition des ouvrages. Enfin, les technologies dites "2.0" entraînent un troisième changement important dans cette relation: de client, de consommateur, l'usager devient collaborateur, dans le sens où la possibilité lui est donnée de participer à la gestion des ressources qui sont mises à sa disposition.
  
Il y a donc un mouvement continu depuis l'introduction des libres-accès qui va dans le sens d'un rapprochement vers l'usager. L'application des technologies 2.0 va exactement dans cette direction, mais ajoute une autre tendance, qui est celle de la collaboration, de la construction d'un service non seulement pour, mais avec l'usager. Pour le moment, le site web de la médiathèque de Lille ne fait pas encore beaucoup participer ses usagers et reste donc assez traditionnel de ce point de vue-là : ce sont les bibliothécaires qui gèrent les ressources du début à la fin du chemin du document, sans intervention possible de l'usager.
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Il y a donc un mouvement continu depuis l'introduction des libres-accès qui va dans le sens d'un rapprochement vers l'usager. L'application des technologies 2.0 va exactement dans cette direction, mais fait apparaître une autre tendance, qui est celle de la collaboration, de la construction d'un service non seulement pour, mais avec l'usager. Pour le moment, le site web de la médiathèque de Lille ne fait pas encore beaucoup participer ses usagers et reste donc assez traditionnel de ce point de vue-là : ce sont les bibliothécaires qui gèrent les ressources du début à la fin du chemin du document, sans intervention possible de l'usager.
  
 
==Quelques adresses francophones==
 
==Quelques adresses francophones==

Version vom 25. März 2008, 14:25 Uhr

Web 2.0 et bibliothèques 2.0

Le "Web 2.0" est un concept largement utilisé, mais dont la définition est peu claire. D'après le dossier sur le Web 2.0 et les bibliothèques 2.0 rédigé par Dominique Gazo, la définition la plus largement admise serait celle de Tom O'Reilly, qui est d'ailleurs le créateur de cette expression : “Web 2.0 is the network as platform, spanning all connected devices ; Web 2.0 applications are those that make the most of the intrinsic advantages of that platform : delivering software as a continually-updated service that gets better the more people use it, consuming and remixing data from multiple sources, including individual users, while providing their own data and services in a form that allows remixing by others, creating network effects through and « architecture of participation », and going beyond the page metaphor of Web 1.0 to deliver rich user experiences.” (2005).

La "bibliothèque 2.0" est quant à elle une bibliothèque qui fait usage du web 2.0. Logiquement, les applications qu'elle en fait se voient dans son site web, qui est le lieu de la rencontre virtuelle entre la bibliothèque et l'usager. Les bibliothèques 2.0 seraient donc "les sites web des bibliothèques qui utilisent ces technologies pour pourvoir en nouveaux services" (Des Bibliothèques 2.0).

Les technologies dites "2.0" peuvent être appliquées dans les bibliothèques afin de leur permettre de se développer selon les lignes directrices suivantes (Pascal Krajewski, "La Culture au risque du « Web 2.0 » : Analyse à partir de la création d’une Archive numérique communautaire Open Source Néo-Zélandaise, KETE") :

  • amélioration des services existants / approfondissement des missions traditionnelles de la bibliothèque : amélioration de l'OPAC, principalement
  • élargissement de l'offre de services / diversification des missions traditionnelles de la bibliothèque : utilisation de la technologie des fils RSS, blogues, services de questions/réponses en ligne, offre de nouveaux supports, etc.
  • ouverture à l'usager et utilisation de ses compétences : création de métadonnées (social tagging), création de ressources, développement de la bibliothèque
  • promotion de la bibliothèque, rencontre du public là où il se trouve
  • positionnement en tant que forum social : création de communautés virtuelles ou participation à des communautés existantes (Flick'r, Second Life)

Contexte francophone

Il existe peu d'exemples de bibliothèques 2.0 dans le monde francophone de la bibliothèque. En revanche, la biblio-blogosphère (BBS) est très active. Les professionnels de l'information investissent le web et proposent de riches et critiques réflexions sur le sujet. Ils opèrent également une veille enthousiaste sur les nouvelles technologies et les réalisations "bibliothèques 2.0" dans le monde.

Site de la médiathèque de l'ESC de Lille

Le site Web de la médiathèque de l'ESC de Lille est présenté par le blogue Des Bibliothèques 2.0 comme un des rares exemples d'application des technologies dites "2.0" dans le monde francophone de la bibliothèque.

OPAC

Le site web de la médiathèque de l'ESC de Lille ne propose pas d'OPAC à proprement parler. En réalité, il intègre un logiciel appelé "Aquabrowser". Il s'agit d'un outil servant à gérer des sites internet contenant un grand nombre de données. Il en existe une version spécialement axée sur la gestion bibliothéconomique. Cet outil a plusieurs intérêts : tout d'abord, l'interrogation du catalogue se fait sur la page principale du site web. Cette fonctionnalité apparaît dès lors comme une ressource parmi d'autres, qui sont ainsi mises en valeur. Un autre intérêt de cet outil est sa rapidité de réponse. Enfin, ses applications, comme par exemple l'affichage du thésaurus, permettent de mieux accompagner l'usager dans ses recherches.

Univers Netvibes

Le deuxième point fort de ce site de bibliothèque est la constitution d'univers Netvibes pour les usagers. Les bibliothécaires ont tout d'abord créé des communautés virtuelles d'usagers. Elles proposent ensuite à ces différentes communautés des ressources appropriées via l'outil Netvibes, qui leur permet de sélectionner et de gérer des flux RSS pour leurs usagers. Ces derniers peuvent ensuite consulter régulièrement la page Netvibes sur le site de la médiathèque, ou importer dans leur propre univers Netvibes les onglets qui les intéressent particulièrement.

Autres fonctionalités

La bibliothèque fait usage des offres de prêt en téléchargement apparues depuis peu dans le web français. Elle a acquis des droits lui permettant de proposer les services de Cyberlibris, qui permet le prêt électronique d'e-books et autres e-médias, à ses lecteurs. Dans le domaine des publications électroniques encore, elle propose une mise en ligne des mémoires et thèses des étudiants de l'ESC Lille. Ces travaux sont ensuite accessibles via le catalogue de la bibliothèque.

Le site web propose également aux usagers inscrits de s'entretenir directement avec les bibliothécaires grâce à un chat.

Les bibliothécaires se présentent sous leur avatar, enregistré dans MyZiki. Cette fonctionalité peut sembler plus ludique, mais en réalité, elle est très intéressante pour la promotion de la bibliothèque et des métiers de l'information. Les bibliothécaires y présentent leurs activités professionnelles. D'une part cela permet de revaloriser un métier parfois peu connu et d'autre part, cela permet de faire prendre conscience aux usagers des services qu'ils peuvent attendre de leur bibliothèque.

Le service de chat et les avatars des bibliothécaires permettent un rapprochement des professionnels de la bibliothèque et des usagers. C'est évidemment un des grands apports des technologies dites "2.0".

Un nouveau métier : "animateur (animatrice) de communauté"

Les bibliothécaires de l'ESC Lille se présentent elles-mêmes comme "animatrices de communauté". Selon elles, s'adapter aux nouveaux comportements documentaires consiste à "développer une nouvelle stratégie pour répondre aux réflexes informationnels de la "Génération Google"". Les concepts centraux devant définir une bibliothèque 2.0 (et par conséquent les missions fondamentales des bibliothécaires 2.0) sont pour elles : sérendipité, évolutivité, co-networking, ubiquité, convivialité/interactivité.

Il est clair que le métier et le statut des bibliothécaires a évolué rapidement depuis le début du siècle. Dans la relation à l'usager, trois phases peuvent être dégagées : jusqu'au milieu du XXème siècle, le bibliothécaire et l'usager se trouvaient dans une relation pédagogique, le bibliothécaire exerçait une certaine censure sur les choix des usagers. Puis lorsque, dans les années 50-60, le libre-accès s'est imposé dans les bibliothèques, cette relation a changé de nature. L'usager, libre de ses choix, devient vite un client. La bibliothèque a besoin de lui plaire pour survivre. La relation pédagogique devient une relation quasi-commerciale, où les goûts et les besoins du client font l'objet de statistiques et deviennent un critère central pour l'acquisition des ouvrages. Enfin, les technologies dites "2.0" entraînent un troisième changement important dans cette relation: de client, de consommateur, l'usager devient collaborateur, dans le sens où la possibilité lui est donnée de participer à la gestion des ressources qui sont mises à sa disposition.

Il y a donc un mouvement continu depuis l'introduction des libres-accès qui va dans le sens d'un rapprochement vers l'usager. L'application des technologies 2.0 va exactement dans cette direction, mais fait apparaître une autre tendance, qui est celle de la collaboration, de la construction d'un service non seulement pour, mais avec l'usager. Pour le moment, le site web de la médiathèque de Lille ne fait pas encore beaucoup participer ses usagers et reste donc assez traditionnel de ce point de vue-là : ce sont les bibliothécaires qui gèrent les ressources du début à la fin du chemin du document, sans intervention possible de l'usager.

Quelques adresses francophones

--Peter Haber 23:40, 10. Mär 2008 (CET)

Un outil très intéressant a été développé par l'auteur du blogue Des bibliothèques 2.0 : il s'agit de Bibzen. Cet outil permet de rechercher dans 191 blogues de la biblio-blogosphère francophone.

Tags

  • Aquabrowser
  • Frankophonie
  • Blog
  • netvibes
  • Partizipation
  • bib2.0
  • animation